Après le passage en prison de Francis le Belge, le groupe de jeunes voyous de la Belle-de-Mai dont il fait partit mutte peu à peu en bande. Bande dont Francis prendra progressivement la tête. Il ne s'agit pas encore d'un clan, mais c'est déjà ça. On y compte Antoine Cossu, dit plus tard "Tony l'Anguille" et futur amant de Simone Vanverberghe, la soeur de Francis, ainsi que Robert Di Russo, Charles Filippi, Victor Funenia, Émile Chessa, Sebastiano Denartis, Émile et Jean Pardo, Daniel et Gérard Alesso.
Solidaires, ces jeunes le sont. Le 26 octobre 1966, en fin d'après-midi, deux hommes du GRB apperçoivent Antoine Cossu, frappé par cinq mandats d'arrêt, au bar de la Gaieté et s'avancent pour lui passer les menottes. La scène se déroule en plein coeur du quartier de la Belle-de-Mai et le Belge ne laissent pas les policiers faire. Certains de ses collègues voient la scène et croient qu'il s'agit d'une bagarre avec des concurents. Ils sont une demi-douzaine à s'interposer à coups de poing et de pied. Antoine Cossu tente de s'enfuire, et un des policier lui tire une balle dans le dos. Les deux agents, submergés, s'enfuient chercher du renfort à l'Évêché, le principal commissariat de Marseille. Les jeunes de la Belle-de-Mai, s'étant rendu compte de la blessure de "Tony", ravage le bar de la Gaieté dans un élan de rage. Lorsque les renforts de police arrivent, les voyous ont déguerpis, mais sont vite rattrappés. Au tribunal, lorsqu'on reproche à Francis Vanverberghe d'avoir fui la police, il déclare que... c'est la rue qui était en pente. Quand à la bagarre, il se dit innocent et déclare ne même pas connaître Antoine Cossu. Un comble quand on sait qu'ils sont alors les meilleurs amis du monde. La formidable "mécanique d'intelligence" dont fera plus tard preuve le Belge ne semble pas tout à fait au point, même si son avocate de l'époque, Me Camille Guidicelli, dira que, déjà, "il débordait d'intelligence et de vitalité". Il écope finalement d'un an de prison pour coups et blessures le 15 juin 1967, une semaine avant la mort de son père.
Cette année-là voit aussi naître la fille de Francis : Sylvie Borel. En prison lorsqu'il l'apprend, le Belge est fou de rage. Il n'a jamais voulu d'enfant et décide de ne pas déclarer sa fille (voilà pourquoi elle ne porte pas le même nom de famille que son père).
Solidaires, ces jeunes le sont. Le 26 octobre 1966, en fin d'après-midi, deux hommes du GRB apperçoivent Antoine Cossu, frappé par cinq mandats d'arrêt, au bar de la Gaieté et s'avancent pour lui passer les menottes. La scène se déroule en plein coeur du quartier de la Belle-de-Mai et le Belge ne laissent pas les policiers faire. Certains de ses collègues voient la scène et croient qu'il s'agit d'une bagarre avec des concurents. Ils sont une demi-douzaine à s'interposer à coups de poing et de pied. Antoine Cossu tente de s'enfuire, et un des policier lui tire une balle dans le dos. Les deux agents, submergés, s'enfuient chercher du renfort à l'Évêché, le principal commissariat de Marseille. Les jeunes de la Belle-de-Mai, s'étant rendu compte de la blessure de "Tony", ravage le bar de la Gaieté dans un élan de rage. Lorsque les renforts de police arrivent, les voyous ont déguerpis, mais sont vite rattrappés. Au tribunal, lorsqu'on reproche à Francis Vanverberghe d'avoir fui la police, il déclare que... c'est la rue qui était en pente. Quand à la bagarre, il se dit innocent et déclare ne même pas connaître Antoine Cossu. Un comble quand on sait qu'ils sont alors les meilleurs amis du monde. La formidable "mécanique d'intelligence" dont fera plus tard preuve le Belge ne semble pas tout à fait au point, même si son avocate de l'époque, Me Camille Guidicelli, dira que, déjà, "il débordait d'intelligence et de vitalité". Il écope finalement d'un an de prison pour coups et blessures le 15 juin 1967, une semaine avant la mort de son père.
Cette année-là voit aussi naître la fille de Francis : Sylvie Borel. En prison lorsqu'il l'apprend, le Belge est fou de rage. Il n'a jamais voulu d'enfant et décide de ne pas déclarer sa fille (voilà pourquoi elle ne porte pas le même nom de famille que son père).




