JACKY LE MAT

JACKY LE MAT
Voici la biographies de Jacky le Mat (jusqu'en 1973) tirées du skyblog LUNIK-PARRAIN. Je la met car Jacky le Mat a été jusqu'à la fin de sa vie un grand ami de Francis le Belge.

























JACKY LE MAT, UN VRAI DUR

Voyou dans l'Âme

Jacques Imbert est né à Toulouse en 1929, d'un père ouvrier dans l'aéronautique qui, outre de bons conseils, lui a donné le goût de la mécannique. Le futur "Jacky le Mat" aurait put choisir une voie bien plus honorable que celle qu'il a prise, et avec de la facilité vu ses grandes capacités dans certains domaines. Seulement voilà, il a le sang chaud. Après quatre ans dans les tirailleurs sénégalais à Oran, il se met à cotoyer des gens peu fréquentables. Au début des années 50, il se fait remarquer lors d'une rixe dans un bar de Montpellier. Ayant cogner trop fort sur l'amant de sa mère, il part pour la prison. Là, il rencontre des durs de dur, dont Gu Méla, et décide de suivre le même chemin. En prison, Jacky a aussi rencontré des truands parisiens...

Ils présentent Jacques Imbert, désormais appelé Jacky le Mat, c'est-à-dire le "fondu" en argot, à la "Bandes des Trois Cannards" (du nom de leur cabaret). Outre le casse et le braquage, l'équipe est spécialisée dans le racket. La cave du cabaret des Trois Cannards est connu pour être l'endroit où les récalcitrants étaient travaillés à la "moyen-âgeuse". Bien vite, Jacky devient un élément essentiel de l'équipe, sachant faire preuve d'un sang-froid et d'une détermination d'expert. Il ne pouvait espérer meilleur apprentissage du métier, avec pour professeurs, parmis d'autres, Gégène le Manchot, Gaëtan Alboréo et Marius Bertella. Les membres de la bande sont essentiellement des italiens de Marseille, dont Tany Zampa.

C'est au sein de cette bande qu'il rencontrera ce dernier, futur caïd du Milieu marseillais, en 1958. Les deux hommes se lient d'amitié. Dès lors, tout en gardant un rôle dans la "bande des Trois Cannards", Jacky le Mat se met à faire des affaires sur Marseille. Jacky s'impose comme un chef de bande incontestable et se retrouve à la tête d'une équipe de vingt truands marseillais. Il évolue main dans la main avec Tany Zampa, tout en gardant son indépendance.



Une Tête Brûlée

L'air marseillais n'a pas calmé le casse-cou qu'est Jacky le Mat. Il est friands de sensations fortes. Au large de Marseille, il a traversé un bras de mer à la nage, et il ne se lasse pas des concours de dérapages incontrôlés qu'il organise à Paris, place de la Concorde. Il aime à flamber et plaît aux femmes. Outre deux mariages, on lui prête six maîtresses. Malgré ses éclats dans la filouterie, la police ne le coincera qu'une seule fois durant cette période, en 1961, pour proxénétisme. À peine sortit de prison, il reprend ses fonctions.

En 1962, il entreprend de mettre à l'amende le bordelier oranais Raymond Infantes. Ce dernier, caïd confirmé, ne se laisse pas faire. Dès lors, en solo, Jacky le Mat part pour Oran, enlève Infantes et le ramène à Marseille à bord d'un avion qu'il conduit lui-même. L'Oranais, appeuré et "travaillé", accepte de verser l'argent qu'on lui demande. Ce genre d'exploit permet à Jacky de se forger une solide réputation d'homme dangereux et déterminé.

Un an plus tard, le 14 avril 1963, il est moins compréhensif. Jean-Baptiste Andréani, le roi du jeu parisien, ne voudrait pas payer l'amende de 50 millions d'anciens francs que lui a fixé la "Bandes des Trois Canards". Il reçoit deux coup de fusil de chasse tirés par le Mat. Il survivra. Néanmoins, le mobil du meurtre n'est pas bien définit : s'il ne s'agit pas d'un racket des "Trois Cannards", il se pourrait que ce soit un contrat de Marcel Francisi, rivale d'Andréani.

Vers le moitié des années 60, la bande des "Trois Canards" se sépare. Du coup, Jacques Imbert s'installe à Marseille où sa réputation de dur n'a rien perdue. Il sera d'ailleurs fiché au grand banditisme en 1968. Un an auparavant, Antoine Guérini a été assassiné. Il se pourrait très bien que ce meurtre ait été mit sur pied par le Mat et Tany Zampa.

C'est d'ailleurs vers cette époque que Jacky commence à s'intéresser aux courses. En 1968, il devient jockey professionnel et est sacré champion de France en 1973. Il devient ensuite entraîneur et fonde un haras dans la camapgne d'Aix. Mais après le scandale du prix "Bride Abattue" (une course truquée), il est interdit de courir et de mettre les pieds sur un champs de course en mai 1974.
# Posté le vendredi 17 juin 2005 18:18
Modifié le vendredi 17 juin 2005 18:31

TANY ZAMPA

TANY ZAMPA
Toujours jusqu'en 1973, et toujours tiré de LUNIK-PARRAIN





















TANY ZAMPA, LE SERPENT À SONNETTE MARSEILLAIS



Un Jeune Voyou Imprégné de l'Odeur du Milieu

Gaëtano Zampa, dit Tany, mais aussi Gaï ou Don Gaëtano, est né le 1er avril 1933 à Marseille, dans le quartier du Panier.
Il a de qui tenir : son père, Mathieu Zampa, né en 1902 à Naples, est un voyou respecté dans la ville. Il a commencé dans les années 30 sous Carbone et Spirito, puis s'est rangé du côté des Guérini après la Libération, comme la plupart des marseillais de l'époque. Il a été le propriétaire du bar de la Ruche, et a trafiqué à Saigon, notamment les piastres, en 1950. Dans les années 60, il part à Dakar exploiter un night club. Il reviendra à Marseilla en 1972 et mourra l'années suivante.

Autant dire que Tany a grandit avec le Milieu et connaît parfaitement son parfum. Lorsqu'il débute dans le métier comme macrau, vers 1950, dans le quartier Saint-Lazarre, tout le monde le connaît. À vingt ans, il travail dans le service d'ordre de Gaston Defferre. À même pas vingt-cinq ans, il tient déjà un hôtel, le Réal. C'est un flambeur, il aime montrer sa richesse, tout en évitant d'irriter les anciens de la ville. À Marseille, des caïds comme Antoine Guérini ou Robert Blémant l'apprécient.

En 1955, il monte à Paris en même temps que la "Bande des Trois Cannards", dont il connaît certains membres grâce aux Italiens de Panier. L'équipe, qui a commencé en Côte d'Azur, a décidé de se lancer dans le racket d'hôteliers parisiens (en plus d'être des racketteurs, les membres de la bande donnent aussi dans le casse, le proxénétisme, le jeu...). Beaucoup de voyous de la capitale commencent à la cotoyer, et pas n'importe lesquels. Ils sont parmis les plus durs : Joseph Brahim Attia, Georges Boucheseiche, Jean Palisse... Tany Zampa, qui connaît déjà très bien le Milieu, est désormais rôdé pour un tas d'activités. À Paris, il apprend à connaître des voyous violents, il s'habitue à leur attitude. Il est lui-même un nerveux, un "excité", un caractériel dont les crises de colère sont restées légendaires.



Une Bande Redoutable

Jusqu'en 1965, Zampa travaillera entre Paris et Marseille. Dans la cité phocéenne, il commence à s'entourer de vrais durs. Des impulsifs, des sanguinaires, des personnages violents et craints. Son passage dans la "Bande des Trois Cannards" a été très formateur. Il établit avec ses hommes une sorte de pacte de sang. Tous sont près à donner leur vie pour lui. Mais Zampa est impitoyable : il serait très bien capable d'en descendre un s'il devenait gênant. Les pires d'entre eux sont sans doute Jean Toci, son bras droit et beau-frère, Gaby Regazzi,Bimbo Roche, Gérard Vigier, Gilbert Hoareau dit le Libanais, et Jacky le Mat.

L'efficacité de Zampa dans le racket et la protection pousse bon nombre de caïds marseillais à faire appel à lui, notamment Robert Blémant. Il prend ses aises et se permet tout et n'importe quoi. Certains anciens, adeptes des règles "morales" du Milieu, comme Mémé Guérini, voient d'un mauvais oeil les méthodes violentes de Zampa. Mais personne n'ose s'opposer à lui.

Alors qu'il commence à investir dans l'héroïne, Gaëtano Zampa signe un gros coup : le cambriolage de la caisse d'allocations familliales de Marseille, dans la nuit du 31 décembre 1960 au 1er janvier 1961, pour deux millions de francs. Zampa monte en puissance. Il a investit dans la prostitution, la drogue, les jeux et il est le plus efficace racketteur de la Côte. Mais les Guérini occupent le trône du crime marseillais. Et on ne s'attaque pas aux Guérini. Mais le 4 mai 1965, Robert Blémant est abattu sur ordre d'Antoine Guérini. Pour Zampa, c'est une aubaine. Le Milieu n'accepte pas qu'Antoine ait fait assassiné un pilier comme Blémant uniquement par jalousie. Les associers des Guérini s'écartent peu à peu du clan, qui s'en retrouve très affaiblit.

Zampa en profite. Il ordonne à ses hommes de racheter ou de "protéger" les établissements de la région, dont, à la fin des années 60, certains appartenant (ou ayant appartenu) aux Guérini. Les lieutenants de Zampa exécutent les ordres et opèrent avec violence et détermination. Grâce à eux, Zampa met la main sur un bon nombre d'établissements de nuit. Et l'incarcération de Zampa de 1966 à 1970 ( il se marie en prison en juin 1966) n'empêchera pas ses hommes de continuer de prendre du terrain. Lorsqu'il sort de prison, Zampa est le nouveau maître des rues marseillaises : Antoine Guérini a été abattu en 1967 (certains pensent que c'est Jacky le Mat qui l'a exécuté sur ordre de Zampa), et Mémé est en prison. Pendant les années 70, Tany s'intéresse au trafic d'armes et aurait fournit l'ETA.
# Posté le vendredi 17 juin 2005 18:38

ZAMPA/LE BELGE : Un Affrontement Historique

ZAMPA/LE BELGE : Un Affrontement Historique
Comme je l'ais déjà dit, Gaëtano Zampa et Francis le Belge ne s'apprécient guère. Et comme souvent dans le Milieu, lorsque deux chefs de clan ne s'aiment pas, les balles fusent.















L'étincelle de trop sera causée par deux équipes de trafiquants d'héroïne : celle de Jo Lomini, dit le Toréador, que l'on dit être au compte de Zampa, et celle de Robert Di Russo, dit Gros-Bras, l'un des principaux lieutenant du Belge. Le litige porte sur 50 kilos d'héroïne livrés par Di Russo à Lomini pour alimenter le laboratoire de la villa Clotide. Seulement, Lomini se serait mis en tête de ne pas payer les 2,5 millions de francs que vaut cette livraison, ou seulement une petite partie. S'ajoute en plus peut-être à cela un près de 500 000 francs non remboursé par Zampa au Belge. La situation est donc explosive.

Tany Zampa aurait alors poussé Jo Lomini à prendre les devants. C'est chose faite le 5 septembre 1972. Ce jour-là, Jo Lomini, au volant d'une voiture, conduit Robert Di Russo, Jean-Claude Bonello et Daniel Lamberti dans un traquenard. Les trois hommes sont remplis de plomb au Canet. Les deux premiers étaient des proches du Belge. Dans les mois qui suivent, les corps tombent. Le 14 octobre, l'un des tueurs du Canet est abattu à Propriano, en Corse, puis l'un de ses complices suit le 28 octobre. Le 26 décembre, c'est un homme du Belge qui est descendu, puis deux autres en février 1973, à la Belle-de-Mai.

Au cours de cette "bataille historique du Milieu", il se dit que Zampa aurait un jour fait preuve de coeur. On raconte en effet qu'à Paris, alors en compagnie de ses porte-flingues, Zampa aurait apperçu le Belge, à sa merci, sans arme ni protection, mais aurait refusé de faire feu car Francis se trouvait en compagnie de sa mère. La fille de Francis, Sylvie Borel, raconte par ailleurs dans son livre "Mon Père Francis le Belge" que ce dernier se servait d'elle comme bouclier humain en la portant contre son torse lorsqu'il sortait de chez lui. Par ailleurs, le comparse de Zampa et du Belge, Jacky le Mat, aura préféré rester neutre. Caché pendant toute la durée des affrontements, le Mat n'a prit part pour aucun des deux hommes.

Enfin, le mois de mars 1973 voit arriver les derniers morts de cette guerre. Mais dans son épisode le plus sanglant : la fusillade du bar Le Tanagra. Le Belge, se sentant devancé, aurait décidé d'en finnir en abattant celui à cause de qui tout cela est arrivé : Jo Lomini.



La Tuerie du Tanagra

Le 31 mars 1973, on dénombre quatre morts et deux blessés sur le zinc du bar du Tanagra. Six ans auparavant, le 30 septembre 1967, le tristement célèbre Tanagra (alors appelé Le Rustique) avait déjà vu se dérouler une fusillade qui avait fait trois morts. Mais en ce mois de mars 1973, la fusillade fait beaucoup de bruit et est à la Une de nombreux journaux. Ce soir-là, trois hommes font feu en direction du bar avec un pistolet-mitrailleurs, un Colt 45 et un fusil à pompe, avant de s'enfuire en voiture. Quarante-huit balles ont été tirées.

La cible du commando, Jo Lomini, est tuée sur le coup. On retrouve à ses côtés les cadavres de la patronne du bar, Carmen (ex-femme de Jo Ambrosino, qui avait été tué dans le fusillade de 1967), et son nouvel amant Ansan Bistoni, dit l'Aga Khan. Ce dernier est une très grosse pointure, ancien de la French Connection qui a bossé avec Jean-Baptiste Croce, Paul Mondoloni et Joseph Mari, entre autres. Dernièrement, on le soupçonnait de s'être rapproché de Lomini et Zampa. Le commando l'a-t'il tué par erreur ou Bistoni était-il aussi leur cible? Vu l'ambition du Belge et son équipe, il n'est pas impossible que la deuxième hypothèse soit la bonne. La quatrième victime semble, elle, avoir bel et bien été tué par hasard. Il s'agit de Jean-Claude Napoletano, un petit truand. Un barmeid et un client ont également été blessés.

Bien que le Belge ait toujours nié avoir prit part à cette fusillade retentissante et en rejette la responsabilité sur les amis de Di Russo, des témoins l'ont vu consulter ses troupes peu avant la tuerie. Les policiers, eux, sont certains de sa culpabilité mais ne pourront jamais la prouver. L'ex-inspecteur divisionnaire René Decker raconte : "Avec mes collègues Chami et Pons, ce 31 mars 1973, nous descendions la Cannebière pour nous rendre à l'Hôtel de police lorsque, venue des Réformés, une voiture de couleur beige nous a dépassés en trombe. Il y avait plusieurs individus à bord et le conducteur m'a fait une sacrée queue de poisson avec franchissement de ligne blanche. À l'intérieur du véhicule que je conduisais se trouvaient, pour analyse, des scellés et des éléments techniques du labo de la villa Clotide alors je n'ai pas voulu entamer une course-poursuite. Un peu plus tard, j'ai retrouvé cette auto, une Mercedes, garée en double file sur le quai du Port. Quand nous avons su par le commissaire Morin, dans les minutes qui ont suivi, qu'un massacre venait d'être perpétré, à deux pas de l'Évêché, dans un bar, nous avons eu un frisson retrospectif. Imaginez que nous allions interpeller le conducteur pour conduite dangereuse comme je voulais le faire malgré l'avis des collègues. Eh bien, nous y passions tous! Le Belge et ceux de sa bande auraient allumé avant de parler code de la route..."

Peu après, l'arrestation du Belge en avril 1973, pour un autre motif (du moins, officiellement), met fin à la guerre des gangs. Elle aura durée six mois et aura causée la mort de 11 personne. Zampa peut reprendre son trône sans crainte.

PS : SI QUELQU'UN À LES NOMS ET LE DÉTAIL DES ASSASSINATS QUI ONT EU LIEU ENTRE SEPTEMBRE 1972 ET FÉVRIER 1973, JE SUIS PAS CONTRE QU'IL ME LE SIGNALE.
# Posté le mardi 21 juin 2005 11:45
Modifié le mardi 06 décembre 2005 17:11

ARRESTATION DE 1973

ARRESTATION DE 1973
En avril 1973, Francis le Belge est arrêté dans le 11e arrondissement de Paris, armé jusqu'aux dents, avec deux gardes du corps. Il entraîne dans sa chute une bonne partie de ses hommes. On se rend d'ailleurs compte à cette occasion qu'ils sont presque aussi nombreux à Paris qu'à Marseille.

Le 7 novembre 1973, la 14e chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Paris condamne Francis Vanverberghe à trois ans d'emprisonnement ferme (ainsi que trois ans d'interdiction de séjour en régions parisienne, lyonnaise et PACA) pour proxénétisme aggravé, détention d'armes et usage de faux papiers. Une peine lourde par rapport aux délits commis, que beaucoup mettent sur le compte de l'envie des magistrats de faire payer au Belge la fusillade du Tanagra.Ce dernier avait, quand à lui, la certitude d'avoir été balancé par Zampa.

À l'époque, le journal régionnal Le Provençal écrivait : "On voit bien que ce Vanverberghe n'a pas l'étoffe d'un chef de bande..."
# Posté le jeudi 23 juin 2005 09:21
Modifié le samedi 25 juin 2005 12:19

En Attente

Le Skyblog n'est pas arrêté, il est juste en mode pause pour un petit moment.
# Posté le samedi 20 août 2005 19:12